Gâteaux moelleux à la châtaigne.

J’aime profiter pleinement de chaque saison et quel plaisir de réinventer tous les ans une nouvelle façon d’utiliser les produits ! Un des produits phares de l’automne c’est la châtaigne et je vous propose d’utiliser à la fois la farine de châtaignes et la confiture pour réaliser ce gâteau moelleux.

La farine de châtaignes que j’ai utilisée, je l’ai achétée dans une clède des Cévennes. Peut-être faut-il une petite explication de vocabulaire ! Pour ceux qui ne connaissent pas, une clède est une petite construction en pierre, intégrée ou non à l’habitation principale, qui servait à faire sécher les châtaignes pour l’hiver. Il y a un rez-de chaussée où l’on faisait un feu et un étage ouvert où on entreposait les châtaignes pour les faire sécher. Après cette opération, les châtaignes étaient débarassées de leur peau et broyées en farine ou conservées sèches pour faire la soupe.

Tout ce savoir-faire artisanal existe encore et si un jour vous voyagez dans les Cévennes, programmez une visite de clède, surtout si vous avez des enfants, c’est super intéressant.

Vous trouverez la fiche recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Un dessert traditionnel provençal, la pompe à huile.

Vous connaissez certainement la tradition provençale des treize desserts . Il s’agit du dessert traditionnel de la veille de Noël en Provence. Egalement appelé Calenos, il se compose de nougat noir et blanc, de noix ou noisettes, de figues sèches, d’amandes et de raisins secs, de dattes, de fougasse, de fruits confits et pâtes de fruit, d’oreillettes, de calissons, de fruits frais et de la délicieuse pompe à huile.

Enfant, c’était mon dessert préféré. On pouvait avec lui grignoter des gourmandises toute la soirée de Noël, c’était le bonheur !

Vous allez penser que j’anticipe un peu trop en parlant d’un dessert de Noël au mois d’octobre, mais je ne fais pas cette publication pour cette raison. En effet, je publie aujourd’hui cet article car demain, dans l’émission radio à laquelle je participe tous les lundis, le thème tournera autour de l’huile d’olives en pâtisserie. Ce sujet m’a immédiatement fait penser à la pompe à huile et je vais vous en livrer mes petits secrets.

Premier secret, la qualité de l’huile d’olive. Pour moi, pas d’hésitation, je l’achète à un ami producteur de Bezouce. C’est une huile excellente commercialisée chez lui sous le nom de Mas Pourcel. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas et faites le détour !

Deuxième secret, le temps. Si vous êtes pressé, passez votre chemin. Quand je réalise ma pompe à huile, je fais reposer mon levain au moins trois heures et ma pâte toute la nuit. Et ce n’est pas fini, quand j’ai formé ma brioche je la laisse à nouveau lever 3 heures. Finalement le plus court c’est la cuisson, environ 20 minutes, après une journée de préparation, ce n’est pas grand chose.

Dernier secret, la quantité de fleurs d’oranger. Dans de nombreuses recettes que vous pourrez trouver sur le net, vous trouverez 2 ou 3 cas d’eau de fleurs d’oranger, moi j’en mets presque un verre, il faut que cela sente la provence!

Comme d’habitude, vous trouverez la recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Soupe de potimarron aux brisures de chataîgnes

Avouez qu’on ne peut pas faire une série d’articles sur le potimarron sans parler de la soupe ! C’est pour moi un des premiers plats annonciateurs de l’automne.

Ce plat, je voulais lui donner un côté un peu plus moderne, mais, après reflexion, je ne me voyais pas modifier une recette aussi bonne. J’ai donc décidé de travailler la présentation. Vous connaissez peut-être le clam chowder. C’est un plat emblématique de la ville de San Francisco. Il s’agit d’une soupe de palourdes très crémeuse. Vous allez vous demander pour quelle raison je parle de ce plat si éloigné de la soupe de potimarron. Eh bien simplement parce-qu’il est servi dans une boule de pain de campagne ou de seigle. J’ai donc décidé de tenter le coup. Je dois dire que je doutais de cette présentation. Comment une soupe peut-elle tenir dans du pain sans fuir??

J’ai donc commandé des petites boules de pain de campagne à mon boulanger qui les a faites cuire un peu plus que pour une utilisation normale.

J’ai commencé par faire ma soupe de potimarron pour laquelle vous trouverez la fiche recette à la fin de l’article. Une fois la soupe moulinée, j’ai mis des tranches de poitrine fumée entre deux feuilles de papier sulfurisé et deux plaques dans un four à 200° pendant environ un quart d’heure. Ah j’oubliais, sur la plaque de dessus, j’ai mis à griller des petits croûtons de pain faits avec l’intérieur des boules de pain que je venais de creuser.

Une fois tout cuit, il suffit de passer au dressage en versant quelques louches de soupe dans le pain, un peu de crème liquide, de parmesan et quelques brisures de chataîgnes cuites à l’eau. Je dispose par dessus une ou deux tranches de poitrine en chips et le tour est joué.

Une petite précision concernant l’épaisseur de la soupe. Je pensais à tort qu’il fallait la faire un peu épaisse pour éviter qu’elle fuit du pain, mais en fait le pain absorbe rapidement le liquide et la soupe devient vite trop épaisse. Aussi faite une soupe normale sans en exagérer l’épaisseur.

Vous trouverez tous les détails de la recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Recette de la quiche canadienne au saumon de Laurence.

Et voici la deuxième recette des auditeurs des Toqués du lundi, la quiche canadienne au saumon. Cette quiche, très riche, se mangera de préférence en plat principal accompagnée d’une bonne salade de saison.

Dans cette recette, Laurence propose d’utiliser de la bisque de homard pour réaliser le flan de la quiche. Le résultat est très joli car l’appareil est de couleur rose. Je l’ai proposée à mes enfants qui se sont vraiment régalés.

Il y a quand même une petite difficulté liée à la cuisson. En effet, quand Laurence nous a présentés sa recette, nous avons mis en doute le temps de cuisson qu’elle proposait : 40 minutes nous semblait un peu long pour une quiche au poisson. Mais en fait, après 30 minutes de cuisson, j’ai dû me rendre à l’évidence, ce n’était pas suffisant. L’appareil à quiche n’était pas totalement cuit, sans doute à cause de la bisque de homard qui a rendu le tout un peu liquide. J’ai donc poursuivi la cuisson 10 minutes de plus et surtout, j’ai laissé reposer la quiche au moins 15 minutes avant de la servir.

Comme d’habitude, vous trouverez la fiche recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Recette de la quiche au haddock par Jean-Jacques.

Bonjour à tous et bienvenue pour ce petit rendez-vous de partage du mercredi!

Cette semaine de nombreux auditeurs ont appelé lors de l’émission Les Toqués de lundi sur le thème de la quiche. Deux recettes ont retenu mon attention et je commence par celle de Jean-Jacques, la quiche au haddock.

Cette recette m’a parlée car Jean-Jacques propose de remplacer, dans la quiche traditionnelle, les lardons par des dés de haddock. Pour ma part, je fais déjà cela dans la salade de lentilles mais je n’aurais pas osé le faire dans une quiche. J’ai demandé à Jean-Jacques si il m’autorisait à rajouter justement quelques lentilles dans sa préparation. Vous allez me dire « quelle drôle d’idée! ». En fait, c’est en achetant mes lentilles vertes du Puy chez un producteur de la commune de Sansac en haute-Loire que j’ai découvert la recette de la quiche aux lentilles. Je me dis donc, pourquoi ne pas mélanger les deux recettes. Eh bien, le résultat est vraiment bon !

Je vous propose donc de découvrir la fiche recette à la fin de l’article et je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Quiche à la brandade et aux poivrons façon péquillos.

Pour ma prochaine émission de radio, je suis trop contente car le thème choisi est « les quiches ». C’est un thème qui parle à tous le monde car chaque famille a sa recette de quiche pareille à aucune autre !

Ma mémé, elle savait faire la quiche : pas moins de 6 oeufs, 6 tranches de jambon et un pot de crème pour une quiche ! Impossible d’imaginer manger une quiche aussi riche aujourd’hui. Bien souvent on préférera celles aux légumes.

Dans cet article, je vous propose donc de réaliser une quiche à la brandade et aux poivrons. Servie avec une petite salade c’est un régal !.

Vous trouverez la fiche recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Recette tarte à la tomate, du soleil dans l’assiette !!

Voici la tarte salée préférée de mes enfants, la tarte à la tomate. Très simple à réaliser, on peut la faire varier en utilisant différentes moutardes aromatisées ou encore en la parfumant au basilic, au thym ou à l’origan. La dernière herbe aromatique est ma préférée car je la trouve idéale avec la tomate.

Pour la réaliser, choisissez de préférence une tomate roma. En effet, en fin d’été, cette tomate est gorgée de soleil et très sucrée. De plus, elle permet de faire des rondelles très uniformes qui donneront un très beau résultat visuel.

Vous trouverez la fiche recette au bas de l’article. A vos fourneaux et n’hésitez pas à commenter le résultat!

Réussir la cuisson des œufs pochés !

Oeuf poché sur toasts frits au beurre, accompagné d’asperges vertes.

J’ai retrouvé dans mes archives un cahier « La cuisine illustrée » de Mode de Paris entièrement consacré à la cuisson des oeufs. Ces cahiers étaient rédigés par le chef Raymond Oliver, propriétaire du célèbre restaurant parisien « Le Grand Véfour ». Concernant les œufs pochés il écrit « Pour réussir la cuisson des œufs pochés, il ne faut pas saler l’eau de cuisson. On doit ajouter environ 20% de vinaigre. le liquide doit frémir et l’œuf doit être déposé dans la cuisson et non lâché (ne serait-ce que de quelques centimètres) ». J’ai ajouté à ces conseils celui de ma mémé Pompom qui consiste à créer un tourbillon dans le liquide à l’aide d’un fouet avant de déposer l’œuf et j’ai réussi des œufs pochés parfaits! Je les ai servis à l’ancienne sur une tranche de pain passée à la poêle dans un peu de beurre et toute la famille s’est régalée!

Un incontournable de la cuisine traditionnelle française : la recette des bouchées à la reine.

Bouchée à la reine servie sur une salade de mâche fraichement cueillie en promenade. A noter que la mâche répond en Auvergne au joli surnom de « doucette »!

A chaque famille sa recette de bouchée à la reine. Celle de mémé Cocotte était divine! Quand j’étais enfant, je la préférais avec du fromage râpe mais aujourd’hui j’aime autant ne pas en mettre. La recette que j’ai écrite c’est celle des grands jours, mais il arrivait souvent que mémé Cocotte utilise cette base de recette pour recycler des restes de viande. Les seuls ingrédients qu’elle ne changeait jamais étaient ceux de la sauce. Il arrivait également souvent qu’à défaut de croûtes (qui demandaient une préparation longue et couteuse en beurre), elle nous serve cette garniture simplement avec du riz.

La salade de lentilles de mes racines auvergnates

Ma mémé Pompom est née dans un petit village près du Puy en Velay. C’est là qu’elle a rencontré mon pépé, un immigré espagnol qui livrait en camion dans ce village. Ils sont tombés amoureux, se sont mariés et mémé Pompom est partie habiter dans les Cevennes. Sa cuisine était un savant mélange de tous ces territoires. Sa salade de lentilles en est une bonne illustration. Au départ, elle mettait des lardons frits dans cette salade, comme elle l’avait appris de sa maman, mais mon pépé détestait le gras et le gras de cochon encore plus! Comme il adorait le poisson, mémé Pompom a remplacé les lardons par du hareng fumé. Elle assaisonnait avec une vinaigrette classique au vinaigre de vin mais je vous propose dans ma recette de remplacer le vinaigre de vin par du vinaigre de framboises qui se marie très bien avec les lentilles.

Un joli plat en terre marron met en avant le côté traditionnel de cette recette