Des recettes au Pélardon pour l’apéritif.

Le temps maussade que nous avons connu pendant les vacances de Toussaint me donne envie de remettre un peu de soleil dans les assiettes ! En plus, j’ai la chance d’habiter le sud de la France et la nature me permet d’avoir encore accés aux produits d’été bien que nous soyons déjà au mois de novembre. Pour moi, un des produits emblématiques du printemps et de l’été, c’est le pélardon, aussi je vous propose deux petites recettes qui mettent ce produit à l’honneur et vous apporteront un peu de chaleur avant l’hiver!

Ces deux recettes, je les dois à tonton Maurice et tata Christelle. Ce sont des amis de la famille avec lesquels mes parents partageaient de nombreux repas amicaux. Quand j’étais gamine, j’adorais aller manger chez eux car ils nous faisaient toujours des plats surprenants. Tonton Maurice pratiquait ce qu’on appelle aujourd’hui la cuisine intuitive. Il avait l’art d’inventer des recettes juste en allant dans son jardin !

La première recette, c’est un simple assemblage de produits ; la courgette, le Pélardon, le basilic et l’huile d’olive. Dans une grande terrine, il disposait des courgettes cuites à l’eau, du chèvre frais, du basilic émincé et un filet d’huile d’olive. Je l’ai reprise en la modernisant un peu dans la présentation et j’ai pris soin de bien choisir l’huile d’olive en optant pour une huile d’olives maturées qui apporte un goût un peu plus prononcé.

La deuxième recette demande un peu plus de travail mais elle en vaut vraiment le coup. Ce sont des petites bricks de Pélardon, semoule et menthe fraîche. C’est important pour faire cette recette de réaliser une semoule dans les règles de l’art, c’est-à-dire en la passant à la vapeur trois fois (vous trouverez la méthode sur mon site avec la recette du couscous). Le choix du Pélardon est aussi très important, il faut le prendre un peu fait mais pas trop. En effet, il faut qu’il ait du goût mais que vous puissiez également le travailler pour le mélanger à la semoule. Quand vous aurez formé vos briques, n’oubliez pas la touche finale en les nappant d’un mélange d’huile d’olive et de miel liquide.

Vous trouverez les deux fiches recettes à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Les recettes de courgettes à la brandade de mes mémés Cocotte et Pompom.

La brandade de morue, c’est un plat incontournable dans notre région. Mais attention, dans les Cévennes gardoises, quand on parle de brandade, il s’agit d’une recette très particulière et bien loin des gratins de pommes de terre à la morue qu’on appelle brandade dans certaines régions comme en Auvergne.

La brandade de morue des Cévennes s’appelle la brandade de Nîmes mais a été popularisée par un grand cuisinier natif de ma ville d’Alès. En effet, cette spécialité, connue dans toute l’Occitanie, a été popularisée par Charles Durand, né le 11 juin 1766 à Alès et mort le 26 mars 1854 à Nîmes. La légende locale dit qu’il aurait créé la recette de la brandade à 13 ans alors qu’il débutait sa carrière de cuisinier au service de l’évêque d’Alais, aujourd’hui Alès, Cortois de Balloré, mais la seule certitude est que c’est lui qui a popularisé cette recette en la mariant aux ingrédients couramment utilisés dans la cuisine méditerranéenne.

Je reviens à la façon dont mes mémés utilisaient la brandade dans leurs recettes. Mémé Pompom, qui était d’origine auvergnate a découvert la brandade en débarquant à Alès. Pour elle, la brandade de morue était l’équivalent d’un parmentier de morue. Aussi, quand mon pépé lui demandait de cuisiner une brandade elle ne pouvait s’empêcher de présenter un gratin, mais, pour qu’il plaise à pépé, elle remplaçait les pommes de terre par des courgettes cuites à l’eau et la morue par une boîte de brandade de Nîmes. Bien sur, elle ne pouvait pas s’empêcher de parsemer son plat d’une épaisse couche de gruyère et un peu de beurre pour gratiner. Pour ce qui est de la légèreté, vous pouvez oublier! Par contre, cette recette est délicieuse avec une petite salade verte pour l’alléger un peu.

Mémé Cocotte faisait une cuisine beaucoup plus ancrée dans la tradition provençale et je dois dire que j’ai une petite préférence pour sa recette toute simple. Elle taillait des tronçons de courgettes qu’elle évidait d’un côté. Puis elle farcissait ces tronçons avec de la brandade mélangée à un peu de crème liquide. Elle parsemait le tout de chapelure et de parmesan. Un filet d’huile d’olives et 30 minutes au four. Un régal!

Les étapes des deux recettes en images