Recette du chou farci en terrine

J’ai envie de partager avec vous la recette de chou farci de ma mémé. A l’heure du confinement, je ne sais pas chez vous, mais chez moi, on passe du temps en cuisine et à table. N’ayant pas envie de ressembler à un gros bonhomme de neige en sortant de cette période, j’ai décidé d’alléger un peu mes recettes. En effet, ce plat traditionnel auvergnat est d’ordinaire un peu lourd car préparé avec de la graisse. Aussi, au lieu de le faire cuire en cocotte, j’ai essayé une cuisson lente basse température en terrine et au four. Je n’ai ajouté aucun gras à l’exception de celui contenu dans la chair à saucisse. Le résultat est bluffant car le chou a lentement caramélisé et à la dégustation, il fond dans la bouche, une tuerie!

Comme d’habitude, vous trouverez la fiche recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Recettes du ragoût hongrois et du goulash de Rita

De retour de Hongrie, où j’ai fait un déplacement professionnel, je suis très heureuse de partager avec vous une leçon de cuisine très sympa que j’ai prise avec mon amie Rita.

Celle-ci est hongroise et, mon déplacement incluant le week-end, elle m’a invitée à partager son dimanche en famille. A cette occasion, elle m’a montrée comment réaliser un ragoût à la hongroise, en m’expliquant que cette recette avait la même base que le goulash.

C’était vraiment trop chouette et j’ai fait une vidéo que vous pourrez visionner sur mon instagram (la_cuisine_de_mes_memes) en story à la une. On s’est donc mises en cuisine et j’ai réalisé la recette avec elle. Son fils de onze ans nous a également aidées, il faut dire que les enfants hongrois sont beaucoup plus autonomes que les notres, par exemple Mattew est capable de faire la soupe pendant que sa maman est encore au travail !

Je vous explique donc la différence entre le ragoût et le goulash. Pour un ragoût, vous n’aurez besoin que de viandes, d’oignons et de paprika, alors que pour le goulash, vous rajouterez les légumes suivants : carotte, céleri, navet et chou-rave.

Concernant l’accompagnement, les hongrois mangent ce ragoût avec du pain blanc ou des pommes de terre cuites à l’eau additionnée de cumin. Je n’avais jamais pensé à faire cela et je dois dire que ça donne un super goût à la pomme de terre.

J’ai réalisé cette recette le lendemain de mon retour. N’ayant pas de poulet, j’ai utilisé du porc. Je dois dire que j’avais un peu peur que mes enfants n’apprécient pas le goût fort prononcé du paprika, mais ils se sont régalés, me réclamant de rajouter plusieurs fois de la sauce sur leurs pommes de terre.

Vous trouverez les deux fiches recettes (ragoût et goulash) à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

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Recette du pot au feu de mémé Pompom.

Avez-vous comme moi le souvenir des effluves d’un pot au feu mijotant toute la matinée sur la gazinière et prédisant un repas réchauffant et réconfortant ? C’est un de mes plats préférés, le plat d’hiver par excellence, le couscous de la cuisine traditionnelle française ! Comme lui, le pot au feu peut se cuisiner avec les moyens du bord ou avec de meilleurs morceaux. Parfois, ma mémé le faisait avec des plats de côtes de boeuf, et là je ne mangeais que les légumes car je trouvais la viande filandreuse. Mais quand elle faisait son pot au feu « royal » c’était une autre histoire. On se battait tous pour les meilleurs morceaux, l’os à moelle et le jarret de veau ne faisaient pas long feu.

Le pot au feu, c’était pour le déjeuner, et au dîner, nous dégustions les restes de pot au feu. Et là, l’imagination n’avait pas de fin. Mémé Pompom nous le servait froid avec une vinaigrette ou encore transformé en boulettes frites accompagnées d’une bonne salade. Le bouillon était également utilisé agrémenté d’un peu d’orge perlée pour la soupe du soir.

En ce début d’hiver je vous propose donc de partager avec vous la meilleure recette de pot au feu de ma grand-mère, avec trois viandes différentes, beaucoup de légumes et une cuisson longue qui parfumera votre cuisine d’un soupçon de bonheur nostalgique.

Vous trouverez la fiche recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !

Le couscous de mémé Pompom.

Mémé Pompom habitait une cité HLM à la population cosmopolite. Sur son palier vivait une famille originaire d’Algérie. Sa voisine, Karima, était à la tête d’une famille nombreuse. De l’aîné au plus petit, il y avait une génération d’écart. C’est avec Karima que mémé Pompom a appris à faire le couscous et la semoule. A l’approche du ramadan, la cuisine était au centre des préoccupations de Karima et mémé Pompom allait souvent lui donner un coup de main et partager le moment de la rupture du jeûne. Ce vivre ensemble, je l’ai connu grâce à ma mémé quand j’étais petite et je profite de cet article pour fêter un bon début de ramadan à tous les musulmans.

Pour le couscous, la recette n’est pas figée, elle s’adapte aux légumes de saison et aux moyens du bord. Si vous n’avez qu’un morceau de viande, tant pis, ça donnera du goût au couscous et on fera un peu plus de semoule pour satisfaire les enfants !

Le plus compliqué dans cette histoire de cuisine, c’est la préparation de la semoule. Pour être réussi, elle doit se faire en plusieurs étapes:

La première étape : réunir les ingrédients et le matériel nécessaire.

Deuxième étape : préparez la semoule

Commencez par doser le même volume d’eau et de semoule. Salez l’eau et faites-la bouillir. Pendant ce temps versez un peu d’huile sur la semoule et faites pénétrer à l’aide d’une fourchette. Quand l’eau bouille, versez sur la semoule, couvrez et laissez gonfler.

Troisième étape : égrenez et faites gonfler la semoule à la vapeur:

Quand la semoule a gonflé, versez-la dans un très grand plat aux rebords assez hauts et égrenez entre vos mains. Ensuite, mettez cette semoule dans le panier vapeur (keskes) de votre couscoussier ou comme moi dans le panier vapeur de votre Rice Cooker. Prenez soin de tapisser le fond du panier avec un Sopalin (surtout pas avec un papier sulfurisé car il empêcherait la vapeur de passer correctement). Laissez la semoule 15 à 20 minutes sur la vapeur puis remettez dans le grand plat dans lequel vous l »égrenez à nouveau (faites attention à ne pas vous brûler). Répétez cette opération encore deux fois et à chaque fois, vous égrenez la semoule et la remettez sur la vapeur.

Quatrième étape : incorporez le beurre

Versez la semoule dans le grand plat pour la dernière fois, incorporez du beurre (selon votre goût) et égrenez la semoule entre vos mains. Remettez une dernière fois à gonfler sur le panier vapeur 15 à 20 minutes.

Cette façon de préparer la semoule est assez longue, j’en conviens, mais le résultat n’a absolument rien à voir avec une préparation rapide.

Artichauts à la barigoule : la recette authentique de mémé Pompom

Artichauts à la barigoule accompagnés de pommes de terre

Les artichauts à la barigoule, c’est une de ces recettes de printemps que, petite, j’attendais avec autant d’impatience que les fraises ou les asperges. Le truc en plus que rajoutait ma mémé, c’était des pommes de terre nouvelles qui en cuisant avec les artichauts prenaient un goût inimitable. C’était aussi, il faut bien l’avouer, une façon de nourrir la famille avec un peu plus de consistance!

A cette époque, il n’était pas rare pour les hommes de cumuler deux emplois, un à l’usine et un autre à entretenir des jardins ou encore réaliser des travaux de bricolage. Les gens ne se souciaient pas de prendre du poids mais plutôt d’emmagasiner assez d’énergie pour travailler 12 heures par jour.

Evidemment je n’ai aucune nostalgie de ces conditions de vie qui n’étaient pas très épanouissantes pour les femmes qui, elles, restaient à la maison et faisaient tourner l’intendance avec des moyens souvent insuffisants. Par contre, l’intelligence pratique avec laquelle mes mémés réalisaient cet exploit m’a toujours épatée. On ne gâchait rien et on recyclait un repas du dimanche jusqu’au mercredi, une fois en soupe, une fois en boulette, une autre fois en gratin…

C’est cet art de vivre et par conséquent de consommer que j’essaie de partager avec mes articles !

Rognons de boeuf à la sauce au vin

Le plat préféré de mon pépé qui disait « j’en mangerais sur la tête d’un pouilleux! » Moi aussi je prépare ce plat pour mon homme qui en raffole. Accompagné de belles frites faites maison, il se régale. Toutefois la préparation, bien que très simple, comprend une étape un peu écoeurante, celle du nettoyage des rognons. Alors je fais comme ma mémé, le rognon, c’est celui qui l’aime qui le nettoie!

La souris d’agneau oubliée au coin du poêle par mémé Cocotte, accompagnée d’une compotée de fenouil à la tomate

Le surnom de mémé Cocotte vient de sa cuisine familiale, mijotée au coin du poêle . Pour le repas de Pâques, elle nous préparait toujours de délicieuses souris d’agneau qu’elle préparait la veille. Cette cuisson embaumait la maison de senteurs de garrigues aussi douces et piquantes que le caractère paysan de mémé Cocotte!