Un dessert traditionnel provençal, la pompe à huile.

Vous connaissez certainement la tradition provençale des treize desserts . Il s’agit du dessert traditionnel de la veille de Noël en Provence. Egalement appelé Calenos, il se compose de nougat noir et blanc, de noix ou noisettes, de figues sèches, d’amandes et de raisins secs, de dattes, de fougasse, de fruits confits et pâtes de fruit, d’oreillettes, de calissons, de fruits frais et de la délicieuse pompe à huile.

Enfant, c’était mon dessert préféré. On pouvait avec lui grignoter des gourmandises toute la soirée de Noël, c’était le bonheur !

Vous allez penser que j’anticipe un peu trop en parlant d’un dessert de Noël au mois d’octobre, mais je ne fais pas cette publication pour cette raison. En effet, je publie aujourd’hui cet article car demain, dans l’émission radio à laquelle je participe tous les lundis, le thème tournera autour de l’huile d’olives en pâtisserie. Ce sujet m’a immédiatement fait penser à la pompe à huile et je vais vous en livrer mes petits secrets.

Premier secret, la qualité de l’huile d’olive. Pour moi, pas d’hésitation, je l’achète à un ami producteur de Bezouce. C’est une huile excellente commercialisée chez lui sous le nom de Mas Pourcel. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas et faites le détour !

Deuxième secret, le temps. Si vous êtes pressé, passez votre chemin. Quand je réalise ma pompe à huile, je fais reposer mon levain au moins trois heures et ma pâte toute la nuit. Et ce n’est pas fini, quand j’ai formé ma brioche je la laisse à nouveau lever 3 heures. Finalement le plus court c’est la cuisson, environ 20 minutes, après une journée de préparation, ce n’est pas grand chose.

Dernier secret, la quantité de fleurs d’oranger. Dans de nombreuses recettes que vous pourrez trouver sur le net, vous trouverez 2 ou 3 cas d’eau de fleurs d’oranger, moi j’en mets presque un verre, il faut que cela sente la provence!

Comme d’habitude, vous trouverez la recette à la fin de l’article. Je vous souhaite bonne cuisine et bon appétit !